Fontmorand : Val de l'Abloux

Odette ANDROT

Odette Androt était secrétaire de mairie à Prissac (Indre). Pendant l'Occupation, une vingtaine de familles juives vinrent se réfugier là, notamment les trois Gozland, nés à Constantine et Marseillais d'adoption, ainsi que quatre membres de la famille Siac, originaires de Roumanie, qui s'étaient sauvés de la capitale occupée. Odette Androt leur donna à tous des cartes d'identité et des cartes d'alimentation ne portant pas le tampon " Juif ", pourtant obligatoire. Durant l'année 1943, le maire de la ville, vichyste notoire, ordonna à la secrétaire d'établir une liste de juifs de Prissac. Lorsqu'il eut paraphé cette liste, Odette la détruisit en secret au lieu de la transmettre au ministère de l'Intérieur. En été 1944, le bruit se répandit que les forces allemandes qui se retiraient du Sud de la France pour renforcer le front de Normandie allaient se livrer à la chasse aux Juifs. M. et Mme Siac, leur fillette de douze ans, Thérèse, et leur fils Lucien, six ans, tentèrent de trouver refuge chez un villageois. N'ayant pas réussi, ils firent appel à la secrétaire de mairie qui leur donna asile chez elle où ils restèrent pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que tous les Allemands aient quitté la région. Le 31 décembre 1998, Yad Vashem a décerné à Odette Androt le titre de Juste des Nations " http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=965&artyd=5

La Nouvelle République 1972 : Prissac n'oublie pas le 10 juillet 1944

Il y a 28 ans, la " Das Reich " nazie opérait sur la région, Belabre, Chalais, Oulches, Ciron, Prissac, Lignac, une vaste opération de ratissage contre la résistance, c'était un acte de terrorisme sans précédent. Par la sauvagerie de leurs actes, tirant sur tout pitié : ils pensaient mettre la population à genoux.

Belabre, Terrier, Porcher, les Descends, Paillet, la Claircie, Château-Guillaume, Chillouet ont connu la terreur, le crime l'incendie. La région nord de Prissac, le massif boise de la Bicherie, notamment furent ratissés.

Prissac ne dut son salut, ce jour-la qu'a deux éléments : a la prudence des responsables de la résistance locale, mais surtout au silence héroïque du regrette Henri Mégray " Riri ". Ce gosse d'une quinzaine d'années qui pris par la voiture pilote de la colonne nazie, fut mis à nu, battu devant la porte du cimetière, ne révéla pas ou était li marquis de Prissac, alors qu'il était tous les jours avec les gars de la résistance.

28 ans âpres nous lui devons bien hommage. Les habitants de Prissac lui doivent " une fière chandelle "

Nous n'oublions pas

 

 

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